Disons-le d'emblée. Nous développons PicDock, l'une des applications ci-dessous. Nous ne sommes donc pas neutres. En échange, tout ici est vérifiable — y compris ce que notre application ne fait pas.
Personne ne veut toute sa pellicule sur le mur du salon. Une photothèque qui remonte à vingt ans contient des tickets de caisse, des captures d'écran, un document photographié à la banque et onze prises presque identiques de la même assiette. Ce que les gens veulent réellement sur un cadre est plus étroit : la famille. Les enfants. Le chien.
Des applications se sont mises à proposer exactement cela : restreindre le diaporama à certaines personnes. C'est une fonction réellement utile, et elle repose sur la reconnaissance faciale. La question intéressante n'est donc pas est-ce que ça marche mais où cela tourne. Les visages sont des données biométriques. Avant de pointer une application vers deux décennies de photos de famille, quatre choses méritent d'être sues.
Les quatre choses
1. L'analyse tourne-t-elle sur l'appareil ?
Il existe deux conceptions. Soit l'application embarque les modèles de reconnaissance et calcule sur la tablette, soit elle envoie vos photos à un serveur et récupère les réponses. Les deux produisent le même diaporama ; une seule laisse les visages de vos enfants sur un appareil chez vous. La fiche le précise rarement — cherchez les mots sur l'appareil ou hors ligne, et vérifiez si la fonction marche encore réseau coupé.
2. Regroupe-t-elle seule, ou devez-vous étiqueter ?
Étiqueter quelques centaines de photos à la main est un projet que personne ne termine. Regrouper automatiquement signifie que l'application rassemble d'elle-même les visages semblables, puis vous demande simplement de nommer les groupes. C'est la différence entre une fonction que l'on utilise et une fonction que l'on compte configurer un jour.
3. Pouvez-vous corriger — et les corrections tiennent-elles ?
Le regroupement automatique n'est jamais parfait. Une personne scindée en deux groupes, ou deux frères fondus en un seul, c'est courant. Ce qui compte, c'est de pouvoir fusionner et séparer à la main — et que l'application laisse ensuite vos corrections tranquilles. Une application qui regroupe tout en silence au prochain passage effacera sans bruit un après-midi de rangement.
4. Quelles photos sont réellement analysées ?
Celui-ci se rate facilement. Si vos photos vivent sur un NAS ou dans un compte cloud et que l'application n'analyse que ce qui est stocké localement, elle trouvera bien moins de visages que prévu — et le filtre paraîtra cassé plutôt que limité. Demandez quelles sources l'analyse couvre avant de juger le résultat.
Ce que fait PicDock
À propos de notre application, précisément — c'est une fonction Premium :
- Tout tourne sur l'appareil. La détection des visages et le modèle de reconnaissance sont intégrés à l'application elle-même : le travail se fait sur votre tablette et, pour cela, aucune photo ni aucun visage n'est envoyé où que ce soit. Cela fonctionne réseau coupé.
- Le regroupement est automatique. On ne vous demande d'étiqueter personne ; l'application rassemble les visages semblables et vous nommez les groupes qui vous intéressent — ou aucun, en choisissant simplement lesquels afficher.
- Vous pouvez fusionner et séparer à la main, et nous cessons ensuite de regrouper. Une fois que vous avez modifié les groupes, PicDock ne relance plus de regroupement automatique — ajouter quelques photos ne défera pas un après-midi de rangement. Si vous demandez vous-même un nouveau regroupement, vos noms, les personnes masquées et votre sélection de filtre sont repris.
- Les animaux sont un filtre oui/non, pas une reconnaissance individuelle : PicDock peut n'afficher que les photos où figure un animal, mais ne sait pas encore distinguer votre chien de celui du voisin.
- Les vidéos sont traitées à part — les visages trouvés dans des vidéos sont rattachés aux groupes existants plutôt que d'en former, car quelques images extraites constituent une preuve plus faible qu'une photo.
Là où cela ne marche pas
Deux limites honnêtes. L'analyse porte sur les photos déjà présentes sur l'appareil : albums locaux, favoris et la sélection Google Photos que l'application a mise en cache. Les photos qui ne vivent que sur un NAS, dans Dropbox ou OneDrive ne sont pas analysées tant qu'elles n'ont pas été téléchargées ; le filtre par personne ne les couvre donc pas. Et le regroupement a été réglé sur une seule photothèque d'environ 490 photos sur un Galaxy S20 ; il s'y comporte bien, et nous n'avons pas vérifié toutes les autres formes de photothèque. Qu'il regroupe mal vos photos est une possibilité réelle, et la fusion et la séparation manuelles existent exactement pour cela.
En résumé
Si vous voulez un cadre qui n'affiche que certaines personnes, posez quatre questions : l'analyse tourne-t-elle sur l'appareil, regroupe-t-elle seule, vos corrections tiennent-elles, et quelles photos regarde-t-elle seulement. La première concerne les visages de votre famille ; les trois autres décident si vous utiliserez encore la fonction le mois prochain.
À lire aussi : les applications cadre qui lisent le NAS.
PicDock — Un cadre photo et vidéo pour Android. Les filtres par personne et par animal analysent les visages sur l'appareil et font partie de Premium ; le diaporama et toutes les sources de photos sont gratuits.